Le régime réel : déduire les charges et amortir les biens
Le régime réel devient obligatoire lorsque les conditions d’accès au micro-BIC ne sont plus remplies. Il peut également être choisi volontairement lorsque les charges et les amortissements rendent cette option plus adaptée.
Sous réserve de respecter les conditions fiscales de déduction, les dépenses suivantes peuvent notamment être prises en compte :
- intérêts d’emprunt ;
- taxe foncière ;
- assurances ;
- frais de gestion ;
- honoraires comptables ;
- dépenses d’entretien et de réparation ;
- autres dépenses engagées dans l’intérêt de l’activité.
Le régime réel permet également de constater l’amortissement du logement, à l’exclusion du terrain, ainsi que celui du mobilier et de certains équipements. Cet amortissement répartit comptablement la valeur des biens sur leur durée probable d’utilisation.
Ce régime impose une comptabilité conforme, une déclaration de résultat et la conservation de l’ensemble des factures, relevés, contrats et justificatifs nécessaires.
L’amortissement ne peut pas créer un déficit
La déduction des amortissements est plafonnée : elle ne peut pas rendre le résultat fiscal déficitaire. La fraction non utilisée peut être reportée dans les conditions propres à la location meublée.
Ne pas confondre déficit et amortissement différé
Les déficits provenant des charges et les amortissements qui n’ont pas pu être déduits suivent des règles distinctes. Pour un LMNP, les déficits issus des charges sont en principe imputables sur les bénéfices de même nature des dix années suivantes, tandis que les amortissements différés suivent leur propre mécanisme de report.
Le régime réel est-il toujours plus avantageux ?
Non. Le régime réel peut être favorable lorsque les charges, les intérêts et les amortissements sont importants, mais son intérêt doit être mesuré sur plusieurs années et non sur une seule déclaration.
L’analyse doit notamment intégrer
- les économies fiscales annuelles ;
- le coût de la comptabilité ;
- l’évolution des charges ;
- la durée de détention ;
- les conséquences fiscales lors de la revente.